Le secteur économique de l'énergie en Algérie comprend la production locale et l’importation d’énergies primaires, leur transformation éventuelle en agents énergétiques secondaires, le transport de ces agents et leur consommation finale, ainsi que les flux d'importations et d'exportations d’énergies.

Les hydrocarbures et le gaz naturel présentent de très loin, la principale source de revenus du pays . Cependant, l’État algérien commence à adopter des solutions économiques et écologiques en investissant dans les énergies nouvelles et renouvelables. Selon le Programme algérien de développement des énergies renouvelables et d’efficacité énergétique (PENREE), l’Algérie vise une puissance installée d’origine renouvelable de 22 000 MW d’ici 2030.

L’Algérie est un pays membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et du Forum des pays exportateurs de gaz, elle est le 3 e producteur de pétrole en Afrique derrière le Nigeria et l'Angola et le 11 e

exportateur de pétrole à l'échelle mondiale . Elle occupe la 15 e place mondiale en matière de réserves pétrolières (45 milliards de tonnes en équivalent pétrole pour les réserves prouvées en pétrole), et 18 e producteur mondial de pétrole .

La Sonatrach est le groupement pétrolier algérien chargé de la production, le transport, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures,elle a été classée 1 re société en Afrique et 12 e plus grand groupe pétrolier au monde par le Petroleum Intelligence Weekly (Année 2011) .

Selon les experts, les perspectives des réserves de Sonatrach ne peuvent se comprendre en l'absence de véritables indicateurs tels que les coûts internes, le vecteur prix international et les énergies substituables face au nouveau modèle de consommation énergétique qui se dessine horizon 2020 au niveau mondial . La révision répétitive de la loi sur les hydrocarbures, démontre que le pays ne dispose pas d'une stratégie énergétique nationale vu l’instabilité de la juridiction pétrolière , qui verse uniquement dans le sens de l’augmentation de la production des hydrocarbures .

Pétrole - importations et exportations (barils/jour) Années 2004 - 2007 Année 2004 2005 2007 Importations 0 13 110 14 320 Exportations 1 127 000 1 844 000 .

L'Algérie est 1 er producteur africain de gaz (plus de 50 % de la production de gaz en Afrique) et classée 10 e producteur de gaz à l'échelle mondiale . Elle est le 2 efournisseur de gaz naturel de l’Europe, après la Russie

La Sonelgaz est le groupement algérien chargé de la production, le transport et de la distribution de l'électricité et du gaz dans le pays. En 2002, la loi n o 02-01 du 05 février 2002 relative à l'électricité et la distribution du gaz par canalisations, ouvre les activités de production de l’électricité à la concurrence, conformément à l'article 06 de la dite loi, mettant ainsi fin à son monopole dans ce domaine. La société a pu garder uniquement la gestion du réseau de transport de l'électricité conformément à l'article 29 de la même loi .

Le groupe Sonelgaz s'est investi dans le domaine des énergies nouvelles et renouvelables. Dans son programme de développement des énergies renouvelables, le groupe prévoit la réalisation de 67 projets de centrales électron-solaires, dont 27 centrales photovoltaïques, 27 centrales hybrides, 6 centrales solaires thermiques et 7 centrales éoliennes. Les plus puissantes centrales solaires seront de type solaire thermique, avec une capacité maximale de 400 MW pour l'une d'entre elle. Pour une question d'efficacité optimale, elles seront toutes installées dans les régions du sud, notamment dans les wilyas d'Adrar, d'El Oued et de Béchar .

Le choix de la pétrochimie par l'Algérie s’impose de façon croissante comme une option majeure de politique industrielle. L’État a mis en place des mesures d’accompagnement en faveur des investisseurs dans le but de mobiliser les capitaux nécessaires pour le financement des programmes de développement .

L'ENIP filiale du Groupe Sonatrach est la Société Nationale de la Pétrochimie, spécialisée dans la transformation chimique des hydrocarbures liquides ou gazeux ainsi que leurs dérivés pour la production de produits pétrochimiques .

Le Groupe ASMIDAL issu de la restructuration de Sonatrach est spécialisé dans la production, la commercialisation et le développement des engrais, de l’ammoniac et dérivés . Une filiale de ce groupe, la Somias SPA est spécialisée dans les activités de conception, réalisation et montage de tous travaux de maintenances d'équipements et ouvrages industriels, a été privatisée. En effet,le groupe écossais John Wood Group PLC a acquis 55 % du capital de la société .

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L'Algérie dispose de cinq raffineries de pétrole :

Raffinerie d'Adrar Raffinerie d'Arzew Raffinerie d'Alger Raffinerie de Skikda Raffinerie de Hassi Messaoud Et afin d’augmenter ses capacités de raffinage l'Algérie prévoit d'investir 10 milliards de dollars pour la construction de cinq nouvelles raffineries .

Le 9 décembre 2011, la société algérienne de l’électricité et du gaz Sonelgaz et Desertec Industry Initiative ont signé à Bruxelles un accord de coopération visant au renforcement des échanges d’expertise technique, à l’examen des voies et moyens pour l’accès aux marchés extérieurs et à la promotion commune du développement des énergies renouvelables en Algérie et à l’international.

Pour que l'Algérie préserve les réserves énergétiques actuelles (pétrole et gaz), le pays a opté pour le développement et l’exploitation de l'énergie solaire. Afin de concrétiser son programme d'exploitation de l'énergie solaire, l'Algérie a réalisé la première centrale électrique de Hassi R'mel à Tilghemt dans la wilaya de laghouat dans le sud du pays, d'une capacité de 150 mégawatts . C'est la société New Energy Algeria (NEA), qui est chargée du secteur des énergies nouvelles et renouvelables .

La première usine privée algérienne de fabrication de panneaux solaires est opérationnelle à partir du mois de mars 2012 avec un taux d’intégration nationale de 90 % .

 Les Énergies renouvelables en Algérie :

Un autre domaine des énergies renouvelables est à développer et promouvoir en Algérie, c'est l'énergie éolienne. Un projet portant sur la réalisation d’une ferme éolienne à Adrar a été attribué au consortium algéro-français, Cegelec . Ainsi le fabricant français d'éoliennes Vergnet a remporté un appel d'offres international auprès de la Compagnie d'Engineering de l'électricité et du gaz (CEEG), une filiale du groupe Sonelgaz, concernant l'installation du premier parc éolien à Adrar au sud-ouest du pays. Ce complexe éolien aura une puissance de 10 MW et devrait être mis en service courant 2012 .

Pour que l'Algérie diversifie ses sources d’énergie afin de faire face à l’après-pétrole, l’énergie nucléaire est la seule source énergétique qui pourrait remplacer le pétrole et le gaz, sa matière première est abondante dans le pays, il suffit de la valoriser .

Depuis de longues années, l'Algérie a beaucoup investi dans le nucléaire. Elle dispose de deux réacteurs nucléaires : le réacteur nucléaire de Draria sur les hauteurs d’Alger d’une capacité de 3 mégawatts (MW) et construit par les Argentins en 1984, et le réacteur d'Aïn Oussara à 250 km au sud d’Alger construit par les Chinois, d’une capacité de 15 MW. Ces deux réacteurs sont régulièrement inspectés par l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dont l’Algérie est membre.

Selon certaines sources, l’Algérie dispose d’une réserve de 26 000 tonnes d’uranium et compte se doter d’une centrale nucléaire tous les cinq ans après sa première centrale dont l’acquisition est prévue probablement en 2020.

 

Construction en 2010 d'une centrale solaire en Algérie dans le Sahara (extrême-sud) d'une capacité de 150 mégawatts.

L'Algérie a construis en 2010 une centrale de production d'électricité solaire dans le Sahara (extrême-sud) d'une capacité de 150 mégawatts (MGW), a annoncé par le ministre algérien de l'Energie Chakib Khelil. L'Algérie veut préparer l'après-hydrocarbures en développant les énergies renouvelables dans le solaire et le nucléaire, en coopération notamment avec la France, les Etats-Unis, l'Allemagne, la Russie, la Chine et le Brésil.
Cette centrale a démarrée en 2010 et pourra à terme permettre l'exportation de l'électricité vers l'Europe, selon le projet.